A paraître
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jardinier

Qui sait ? Peut-être même que c’est bien
Jakob Hein
Traduit de l’allemand et préfacé par Marie-Hélène Quéval

 


ISBN : 978-2-910-490-84
12,5 x 16,5
170 p.
2011
17 €

À travers le compte-rendu presque documentaire de la maladie et de la mort de la mère de l’auteur, atteinte d’un cancer du sein à l’âge de 54 ans, le récit d’une enfance à Berlin-Est, dans les années 70-80, dans une famille d’intellectuels dont la mère, magique, documentariste aux studios de films de RDA, est le pilier. Tandis que défilent en toile de fond la quête des origines juives de la mère, dont le père disparut en 1943 sans laisser de traces, et les changements drastiques subis par le pays depuis la Réunification, les souvenirs anodins suggèrent l’implacabilité du sort et la tendresse du fils qui vit et prend en charge cette maladie, sur un mode proche du très acclamé Good bye, Lénine.

Couverture Chagall

   
   
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Des soleils différents
Quatorze Ecrivains Roumains
Publié en coédition avec l’Association Balkans-Transit.

Edition bilingue roumain/français
ISBN : 978-2-35597-002-3
20 x 15
130 p.
mars 2009
19 €

Après l’Albanie, la Grèce et la Bulgarie, l’Association Balkans-Transit a fait halte en Roumanie. La parution du présent ouvrage est liée à la manifestation autour de la littérature roumaine contemporaine, « Insolite Roumanie », organisée en mai et juin 2008 en Basse-Normandie. Comme pour les manifestations précédentes, les éditions L’Inventaire publient un recueil bilingue comprenant quatorze auteurs roumains.
Dans cette nouvelle anthologie, la prose occupe une place plus grande que dans les précédentes livraisons. Par ailleurs, on retrouvera ici, avec de nouveaux textes, certains des auteurs publiés dans l’Anthologie des Belles étrangères Roumanie (parue aux éditions L’Inventaire en 2005), tels que Gabriela Adamesteanu, Stefan Agopian, Letitia Ilea, Dan Lungu, Simona Popescu.
Tous inédits, les textes de Des soleils différents (extraits de romans, nouvelles, poèmes) sont d’une indéniable qualité et montrent une très grande diversité. On trouvera néanmoins des thèmes communs, même si le traitement qu’en font les auteurs est souvent différent. L’amour est un de ceux-là, tour à tour passionné, sensuel, désespéré, nostalgique, doux et consolant, à défaut d’être heureux.
Humour parfois grinçant, sens de l’absurde, universalité, autant de caractéristiques d’auteurs aussi divers que Stelian Tanase ou Stefan Agopian. Si la Roumanie est souvent au cœur des œuvres, avec ses difficultés présentes, son passé douloureux, son avenir incertain, les écrivains évitent toute amertume et, plus important encore, tout nombrilisme. On sent, au contraire, chez eux, une hauteur de vues des plus enviables. Florina Ilis, Gabriela Adamesteanu en sont de parfaites illustrations.
Les liens profonds traditionnels entre les cultures française et roumaine apparaissent, en dépit des vicissitudes de l’Histoire, d’une étonnante solidité, notamment chez Dan Lungu ou Ruxandra Cesereanu. Pour ne rien dire de l’intérêt que les écrivains roumains portent encore à la langue française ni de la maîtrise qu’ils en ont. C’est ainsi que Letitia Ilea a choisi de traduire elle-même ses poèmes écrits initialement en roumain ; à l’inverse, les textes de Rodica Draghinescu et Linda Maria Baros, écrits en français, sont traduits en roumain par leurs auteurs.
Ainsi se dessine, au fil des pages et des textes, une Roumanie littéraire vivante, ardente, profondément inscrite dans l’Europe, tout en restant elle-même. Un « soleil différent », en quelque sorte…

Figurent dans ce volume : Gabriela Adamesteanu, Stefan Agopian, Linda Maria Baros, Ruxandra Cesereanu, Rodica Draghinescu, Letitia Ilea, Florina Ilis, Doina Ioanid, Florin Lazarescu, Dan Lungu, Simona Popescu, Lucian Dan Teodorovici, Florin Iaru, Stelian Tanase.

   
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Le Chasseur de rats
Viktor Dyk

ISBN 2-910490-95-9
18 x 13 (à la française)
200 pages environ
Mai 2009
18 €

Qu’on l’appelle le « Joueur de flûte », comme dans la légende d’origine, qui semble remonter au XIIIe siècle, le « Preneur de rats », comme chez les frères Grimm, le «Chasseur de rats», comme chez Brentano, Goethe ou Dyk, l’« Attrapeur de Rats », comme chez Grine après la révolution russe, le personnage a depuis beau temps atteint à la dimension du mythe. Chaque auteur l’a évoqué, remanié, travaillé à sa manière, tirant, tantôt sur la morale, tantôt sur la magie, tantôt sur l’allusion et l’interprétation politique.
La première particularité du Chasseur de rats de Viktor Dyk est qu'il a été écrit par un Tchèque, en tchèque, juste avant la Première Guerre mondiale, en 1911. Que sa version contienne une critique ou une remise en cause de l’Allemagne et de la germanité, si pesante pour les Tchèques, à l’époque où l’auteur écrit son texte, cela va sans dire. Mais on y sent tout autant une critique, une remise en cause des Tchèques, un appel sous-jacent à réagir, à ne pas sombrer définitivement dans l’apathie, de même que « les habitants de la bonne ville hanséatique de Hameln » finissent par sombrer dans l’abîme de la mort, où ils sont rejoints par le Chasseur désespéré.

Conte poétique étincelant, le Chasseur de rats de Viktor Dyk apparaît comme un de ces textes qui constituent le véritable fond culturel européen, avec ses thèmes communs et sa diversité.

 

 

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