Récits, romans

Qui sait ? Peut-être même que c'est bien...
Jakob Hein
traduit de l’allemand par Marie-Hélène Quéval

ISBN : 978-2- 910- 490- 88-1
12,5 x 16
144 p.
octobre 2011

17 €

Les éditions l'Inventaire en partenariat avec les éditions Le Manuscrit proposent aussi la version numérique.
Prix : 7, 45 € - EAN : 9782304037951


Chronique d’une mort annoncée, celle de la mère de l’auteur, atteinte d’une forme rare de cancer du sein, le récit d’une enfance à Berlin-Est, avant la chute du mur, dans une famille d’intellectuels dont Christiane est le pilier à la fois tragique et magique.
Au compte-rendu de la maladie se mêle le parcours courageux d’une femme en quête de ses origines - son père, un scientifique juif, disparut en 1943 - expérimentant toutes sortes de traditions culinaires et dotée d’une joie de vivre qui affecte même sa pensée de la mort : « Qui sait ? Peut-être même que c’est bien… »
En toile de fond, toute « ostalgie » mise à part, défilent les contraintes matérielles, les tensions silencieuses et conflits feutrés qui constituaient le quotidien désolé de la vie en Allemagne de l’Est. Mais à l’implacabilité du sort et la gravité du thème, l’auteur, dans un style simple et non dénué d’humour, oppose la force des souvenirs heureux et la complicité incroyablement tendre et pudique qui unit mère et fils sur un mode proche du très acclamé Good bye Lenin.

Jakob Hein est né en 1971 à Leipzig et a grandi à Berlin où il est médecin et vit avec sa femme et ses deux fils. Il est l'auteur de cinq récits-romans autobiographiques (Piper Verlag, Münich), traduits en huit langues, parmi lesquels Mein erstes T-shirt, un best-seller paru en 2001. Avec Qui sait ? Peut-être même que c'est bien... il est publié pour la première fois en français.

   
phrase sans fond

Phrase sans fond
Volker Braun

ISBN : 978-2-910490-997
12,5 x 16
52 p.
2008
12 €

Allemagne de l’Est, fin des années cinquante. Un village évacué, des arbres abattus, l’eau corrompue par un vaste chantier d’exploitation minière…
Au-delà de la métaphore d’une débâcle politique, ce récit en une seule phrase, ample, cadencée, inéluctablement déroulée sur quelques dizaines de pages, annonce le suicide des sociétés industrielles, si elles poursuivent leur pillage de la planète.

1998-2008 : Les éditions l’Inventaire publient Volker Braun. Pour marquer cet anniversaire, un coffret intitulé Volker Braun, Quatre récits réunit "Phrase sans fond", "Les Quatre Outilleurs","L’Histoire inachevée et sa fin" et "Ce qu’on veut vraiment".

ISBN : 978 2 3597 001 6/ 46,60 €

 

blessé

Blessé à mort
Raffaele La Capria

Traduit de l’italien par Vincent d’Orlando

ISBN : 978-2-910490-60-7
EAN : 978202910490607
11 x 19
240 p.
2007
23 €

Joyau de ce qui constitue, avec L’Harmonie perdue (L’Inventaire 2001) et La Neige du Vésuve (L’Inventaire 2002), la « trilogie napolitaine » de Raffaele La Capria, Blessé à mort est une plongée au cœur des sensations les plus fortes comme les plus ténues, au cœur des mots, des sons, de la poésie ; Blessé à mort, c’est la mélodie de la langue napolitaine, recréée par La Capria, ses envolées, ses chutes, ses syncopes. Blessé à mort, c’est le mot qui s’échappe, s’enfuit, mais qui acquiert aussi la densité de la chair. Blessé à mort, enfin, c’est la vie elle-même, insoutenable et infiniment désirable… Et la blessure qui lancine…

« Un roman beau et complexe traversé par une mélancolie aiguë et en même temps par une luminosité intense. » Fabio Gambaro, Le Monde
« L’Inventaire publie le troisième volume de la trilogie napolitaine de Raffaele La Capria. Une merveille. » Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo

mémoires La Fayette

Mémoires d’Adrienne de La Fayette
Sabine Renault-Sablonière

ISBN 2-910490-94-7
19 x 11
237 p.
2007
20 €

« L’Antiquité n’offre rien de plus beau que la conduite du général La Fayette, de sa femme et de ses filles dans la prison d’Olmutz ».
Madame de Staël

A l’occasion du 250ème anniversaire de la naissance de son aïeul, le général La Fayette, Sabine Renault-Sablonière a imaginé un vrai-faux journal d’Adrienne de La Fayette, rendant ainsi hommage à celle qui fut l’épouse du « héros des deux mondes », personnalité hors du commun restée, pourtant, dans l’ombre de l’Histoire. C’est également un voyage dans le dix-huitième siècle finissant, où le lecteur, au fil des pages, côtoie Benjamin Franklin, Voltaire, Condorcet, bien d’autres encore.

Si les événements évoqués sont authentiques, si le travail de documentation et de recherche fut considérable, tout l’entour, tout ce qui fait « la chair » de l’ouvrage, appartient entièrement à la plume de l’auteur, qui esquisse le portrait de la véritable Adrienne de La Fayette, à tout le moins sa nature profonde, secrète : jeune fille naïve et romantique, puis épouse et mère, enfin femme d’affaires avant l’heure, « résistante » face aux tumultes de l’Histoire. Mais surtout, Adrienne a été l’indispensable et fidèle soutien de l’homme d’idées et d’action, épris de justice et de liberté, que fut Gilbert de La Fayette. Une superbe leçon d’amour et de loyauté.

 

en attendant Rongo

En attendant Rongo
Vincent O'Sullivan
Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anne Mounic

ISBN 2-910490-90-4
12,5 x 17,5
185 p.
2006
18 €

Aux yeux de ceux, sûrs de leur fait, pour qui la vie est une suite d'actes réglés, de paroles définitives, Virginia – la maorie folle de ses chats sauvages, Alicia au joli visage inexpressif ou ce chef d'entreprise périssant d'ennui, sont incompréhensibles, voire pitoyables. Parlant peu, se contentant de sourires et de gestes de la main, apparemment passifs, insipides ou « ailleurs », ils ne cherchent ni à sortir de leur bulle ni à convaincre les autres de les y rejoindre.
D'une nouvelle à l'autre, la réalité agitée et illusoire défile comme un film sur un écran devant des personnages que Vincent O'Sullivan suit avec un regard étonnant de tendresse, de justesse. Chacun, à sa manière, cherche un art de vivre qui le conduirait au sentiment d'une existence ayant vraiment un sens.
Par une écriture faite de notations discrètes, impressionnistes mais souvent chargées d'un humour caustique, l'auteur permet au lecteur d'y accéder… ou d'échouer avec eux; en tout cas de partager une tranche de ces vies et d'accomplir, ce faisant, une partie de son propre destin.


Vincent O'Sullivan, né à Auckland en 1937, vit en Nouvelle-Zélande. Poète, essayiste, nouvelliste, mais aussi dramaturge et romancier, il est publié pour la première fois en français à l'occasion des Belles étrangères 2006. A côté de cet ouvrage, un recueil de poèmes, Cette voûte de si pur respir, est paru également aux Editions L'Inventaire.

 

exils

Exils
Natalia Jouravliova
Traduit du russe par Julie Bouvard

Edition bilingue russe/française
Illustrations de Nikolaï Maslov
ISBN 2-910490-74-2
12 x 2 x 17
100 p.
2005
16 €

Ils sont trois, deux hommes, une femme, héros de ces trois nouvelles suspendues dans le non-temps du voyage, de l'exil, volontaire ou forcé. Le premier est à l'hôpital, la seconde vit depuis peu à l'étranger, le troisième est fait prisonnier par les Allemands durant la Première Guerre mondiale et se retrouve dans une ferme du Nord de la France. Pour tous les trois, l'exil est l'occasion d'une mise à distance d'eux-mêmes et de leur vie. Une parenthèse en forme de bilan pour déboucher sur un choix - celui de continuer comme avant ou de tout reprendre a zéro - ou un non-choix consistant à se laisser porter par les circonstances. A moins que les circonstances ne viennent contrarier toute espèce de choix.
Dans ce nouveau recueil, le lecteur retrouvera l'écriture murmurée de Saisons. Entre rêve et réalité, les nouvelles de Natalia Jouravliova, toutes simples en apparence, atteignent au plus profond, parce que leur objet véritable est de révéler le désir.

"…Exils est un petit bijou d'émotion et de sensibilité. La fine écriture de cette très jeune écrivain russe excelle à suggérer la vie intérieure des personnages, parsemant le texte de vides, d'incertitudes, qui laissent au lecteur la liberté d'imaginer, de rêver, voire de se souvenir, en un mot de s'approprier ces histoires universelles." Champs-Elysées magazine
"Pourquoi faut-il la lire ? Pour la justesse de l'analyse et la limpidité de ces nouvelles d'apparence classique. Pour voir le destin de ses trois héros basculer au hasard d'un voyage plus ou moins forcé." Agnès Séverin, Valeurs actuelles

la griffe intérieure

La Griffe intérieure
Christine Deroin

ISBN 2-910490-77-7
11 x 19
147 p.
2005
18 €

"Elle est coupable, elle le sait, l'a toujours su." Ainsi s'ouvre, par une phrase lourde et grave qui donne d'emblée le ton, le nouveau roman de Christine Deroin. "Elle", c'est Apolline: un prénom bien trop doux, penserait-on, pour une grande faute. Pourtant, coupable, Apolline l'est: enfant, pendant la guerre, elle a dénoncé ses parents résistants, sa mère surtout, cette mère qui avait commis le crime de la gifler pour une vétille.
Et l'histoire a suivi son cours: la grande Histoire, avec les déportations en Allemagne et les camps de la mort; la petite, individuelle, celle d'Apolline, entre autres. Apolline a grandi. Jamais elle n'a rien dit de sa faute. Surtout pas à Michel, son mari. Ses parents? Elle a toujours été certaine qu'ils étaient morts. La preuve, ils ne sont pas revenus.
Or voici qu'au début du roman surgit de nulle part une vieille femme dans laquelle Apolline reconnaît aussitôt sa mère.
A elles deux, les héroïnes de Christine Deroin reconstituent presque tout le XXème siècle, avec ses crimes, ses utopies, ses millions de destins individuels broyés par ce qu'Alexandre Soljénitsyne appelle "la Roue rouge", celle de l'Histoire, omniprésente ici. Il y a aussi dans ce roman, et peut-être surtout, la "griffe intérieure", lancinante, celle de la culpabilité. Mais, semble interroger l'auteur, n'est-ce pas elle, cette "griffe", qui permet à la personne d'exister face à l'Histoire?

"Un roman dense, sans concession, sans fioritures et magnifique. A lire absolument." Annick Dor, "La librairie francophone", France-Inter

belles étrangères

Les Belles Etrangères
Douze écrivains roumains

Un DVD accompagne cet ouvrage
ISBN 2-910490-80-7
14 x 20
173 p.
2005
20 €

Douze écrivains roumains contemporains, invités des Belles Etrangères 2005, proposent dans ce recueil des textes inédits: nouvelles, chapitres de roman, monologues, choix de poèmes.
La présente anthologie mêle à plaisir les générations, depuis les aînés qui ont commencé à écrire dans un contexte idéologique ardu, jusqu'aux plus jeunes qui, loin de faire l'impasse sur leur histoire, tentent au contraire de se l'approprier pour aller de l'avant.
D'une incontestable diversité, les textes révèlent de fortes personnalités littéraires qui, évitant ou rejetant courants et écoles, ont cependant quelques points communs: humour dévastateur, rigueur intransigeante de l'écriture... Sans oublier ce qui rattache manifestement les écrivains d'aujourd'hui à la tradition de la littérature roumaine: ce goût de l'absurde qui chamboule toutes les visions du monde et, en définitive, le monde lui-même.

Un DVD du film "Vivre et écrire en Roumanie", tourné à l'occasion des "Belles Etrangères", accompagne cet ouvrage.

Les auteurs à découvrir sont Gabriela Adamesteanu, Stefan Agopian, Ana Blandiana, Mircea Cartarescu, Gheorghe Craciun, Letitia Ilea, Dan Lungu, Ion Muresan, Marta Petreu, Simona Popescu, Cecilia Stefanescu, Vlad Zografi.
les matins

Les matins de Bengisu
Nezihe Meriç
Traduit du turc par Noémi Cingoz

ISBN 2-910490-64-5
12 x 17
118 p.
2005
14 €

L'histoire commence un certain matin, dans cet appartement d'Istanbul où Bengisu et sa soeur, avec l'aide de leur grand-père, avaient tenté de renouer avec la vie malgré la désertion de leurs parents. Ce jour-là, huit ans après son départ, la mère est venue en invitée. Le grand-père est mort. Bengi a grandi et avance vers l'âge adulte en jetant sur son enfance un regard d'une étonnante lucidité.
Un récit simple et plein de délicatesse, sans grands événements ni héros extraordinaires, écrit comme la vie parle.
Nezihe Meriç, née en 1924 à Gemlika, a reçu le prix Sait Faik en 1990 et le prix de la Fondation Sedat Simavi en 1998. Ses nouvelles ont été traduites en plusieurs langues.

 

saisons

Saisons
Natalia Jouravliova
Traduit du russe par Julie Bouvard

Edition bilingue russe/français
Illustrations de Jean Bégassat
ISBN 2-910490-69-6
12 x 17
100 p.
2004
16€

Les quatre nouvelles proposées ici ("Une visite", "Petite Macha Marie", "Jeu d'enfant" et "L'hiver approche") sont d'abord quatre portraits de femmes russes d'âges et de milieux différents, qui, toutes, vont se retrouver à un même point de rupture : ce moment vertigineux où la vie bascule entre rêve et réalité pour toucher au plus enfoui.
A travers ces profils singuliers, l'écriture, dense et éclatée, kaléidoscopique, reconstitue le visage de la Russie actuelle, saisissante et imprévisible. Plus encore, par-delà le temps et l'espace, Natalia Jouravliova mène le lecteur dans une terre de contrastes où, à l'enfer de la ville s'oppose l'ombre apaisante, régénératrice, de la campagne. L'intérieur obscur de l'être vient buter à la surface des choses et de ce choc naît une surprenante musique, toute en syncopes et en demi-tons.

Natalia Jouravliova est née en 1974, à Kirov. Après des études de Lettres à Moscou, elle y a enseigné la littérature. Elle vit aujourd'hui à Paris. Saisons est son premier recueil de nouvelles traduit en français. Elle a été sélectionnée parmi les auteurs invités, en novembre 2004, dans le cadre des "Belles Étrangères" Russie, ainsi qu'au Salon du Livre de Paris 2005.

"Une écriture tricotée au chuchotement", Jean-Pierre Thibaudat, Libération
"Tandis que s'estompe un peu la vogue de la littérature nombriliste, voici qu'un petit livre d'une jeune écrivain russe vient persuader, s'il en était besoin, qu'on peut encore écrire avec intelligence, finesse, sensibilité.
Saisons de Natalia Jouravliova ne fait assurément pas partie des "ego-auto-fictions" dont l'objet premier est de flatter la pulsion scopique du voyeur qui sommeille en chacun de nous – et qu'il n'est d'ailleurs guère difficile de réveiller. Natalia Jouravliova a écrit quatre nouvelles où le Moi de l'écrivain (comme celui du Narrateur) s'efface habilement pour laisser à ses personnages la plus grande autonomie.  [...] L'originalité de toutes ces figures tient moins à ce qu'elles vivent en ces moments cruciaux qu'à la manière dont se tisse, entre rêve et réalité, entre amour et perte, pour chacune de ces femmes russes, pourtant si différentes par ailleurs, un univers bien plus réel et bien plus vivant que celui de leur vie quotidienne recluse dans les bornes étroites du présent. Elles comprennent avec le cœur que ce monde intérieur qui vit au fond de chacune d'elles et qui, vu de l'extérieur, pourrait paraître vide, est peuplé d'autre chose que de fantômes et de spectres, qu'un monde commun y est tapi, et qu'il vit en sous-sol, prêt à surgir du passé, de la nuit et des saisons de la vie." Jean Montenot, La Lettre du Salon

 
ce qu'on veut vraiment

Ce qu'on veut vraiment
Volker Braun
Traduit de l'allemand par Alain Lance

ISBN 2-910490-55-6
12 x 16,5
64 p. sur Chagall 130 g
couverture à rabats sur Chagall naturel 260 g
2003
11 €

Brutalité des affrontements et dialogues impossibles jalonnent ces trois courtes histoires, aux personnages et lieux différents. Les conditions d'existence des uns et des autres sont inconciliables, et insupportables les situations qui naissent de leur rencontre. Ce qui arrivera – mais quoi ? – est dans l'ordre des choses, or, l'a-t-on vraiment voulu ? Et l'on sait, avec un étrange sentiment qui mêle encouragement et accablement mortel, que la réponse viendra d'inconnus et d'événements monstrueux.
mot à mot

Mot à mot - Prix Murat 2003
Christine Deroin

ISBN 2-910490-46-7
12,5 x 18
100 p.
2002
16 €

Une édition en italien est parue en 2003

A quatre-vingt-six ans, Florentine s'offre une échappée belle : elle fugue, s'octroie quelques jours de bonheur dans un lotissement non habité, repasse le film de sa vie, essaie d'y mettre les mots qu'il faut, ces mots qui existent pour que l'on s'en serve ! Derrière cet acte surprenant, plusieurs ruptures : rupture avec un monde rural engoncé dans des traditions, rupture avec un consensus qui veut qu'à la campagne on ne se parle pas...
Ainsi, mot à mot, sous la plume de Christine Deroin, le portrait se dessine d'une femme énergique et sensible qui refuse la nostalgie et opte pour la vie.
Metteur en scène, écrivain, Christine Deroin a dirigé pendant de nombreuses années des ateliers d'écriture en zone rurale. Elle vit aujourd'hui à Paris.

"Florentine : un bel exemple de sagesse hédoniste." Jean-Marc Stricker, France-Inter.

   
la neige

La Neige du Vésuve
Raffaele La Capria
Traduit de l'italien par Vincent d'Orlando

12 illustrations au trait de Karin Herbertsson
ISBN 2-910490-40-8
11,5 x 16,5
160 p. couv. rempliée
2002
15€

Il neige rarement sur le Vésuve, mais cela arrive. Il y a rarement de "belles journées" d'enfance, si belles qu'on en garde pour toujours la nostalgie. Le petit Tonino relate ici les moments fondateurs de son existence. Il les rapporte à sa façon, celle d'un jeune garçon d'abord, puis d'un adolescent. Mais n'est-ce pas plutôt Tonino adulte qui se penche sur son passé et raconte sa découverte des choses et des êtres, et, plus encore, de la valeur des mots ?
Dans La Neige du Vésuve comme dans toute son oeuvre, Raffaele La Capria tente de retrouver "l'harmonie infinie du monde". Il y parvient par l'écriture, et ses livres, essais, romans et récits atteignent par là à l'universalité.

"Le talent de La Capria n'est pas d'avoir retrouvé les mots de son enfance mais bien plutôt d'avoir retrouvé à travers chaque étape de sa jeunesse des rapports au langage. Apprenez les mots et ne vous laissez pas ensorceler, sera la leçon du maître." Guy Dreux, Nouveaux Regards
   
L'harmonie

L'Harmonie perdue
Fantaisie sur l'histoire de Naples
Raffaele La Capria
Traduit de l'italien par Jean-Marc Mandosio

ISBN : 2-910490-33-5 / 11,5 x 16,5 / 160P. couv. rempliée / 2002 / 15

Pour Raffaele La Capria, l'Histoire s'arrête à Naples pour faire place au mythe, lors de la révolution de 1799, bientôt suivie d'une contre-révolution sanglante. Dès lors s'installe pour deux siècles, en chaque Napolitain, le sentiment que l'harmonie spirituelle, réelle ou rêvée, qui semblait fonder l'existence de la ville, s'est définitivement perdue. Un sentiment si insoutenable que l'on n'aura de cesse de retrouver l'image de cette harmonie, en la mettant collectivement en scène. Plus qu'une simple "fantaisie sur l'histoire de Naples", L'Harmonie perdue est une quête littéraire, un roman d'après la mort du roman.

"La culture lettrée de La Capria sait se faire légère. Elle se nourrit de la ville, comme des paysages." Jean-Maurice de Montrémy, La Croix.

   
le roi des noirs vêtus

Le Roi des Noir-Vêtus
Attribué à Houchang Golchiri
Préface de Réza
Traduit du persan par Christophe Balaÿ

ISBN 2-910490-43-2
2 illustrations de Behta Nadji
12 x 16,5
110 p. sur Fabbria 120 g, couverture gaufrée avec repousse
2002
12,50€

1973-1982, noire décennie... Tous les soirs, de jeunes volontaires courent vers leur martyre et le poète voit ses livres confisqués ou détruits. Ainsi font les régimes de Perse, depuis l'origine des temps. Emprisonné, le poète raconte le récit de "La coupole noire", extrait des "Sept Princesses" de Nezâmi, et, libéré comme le roi du conte, reprend sa quête. Le jeune Sarmad, purifié par l'évocation d'une union mystique avec la réalité, offre sa chemise noire au poète.
Ecrit en 1987, dans la phase finale de la guerre contre l'Irak, publié en 1995 aux USA sous un pseudonyme, ce brûlot est attribué au grand écrivain iranien Houchang Golchiri (1937-2000).

"Ce texte magnifique s'inscrit dans le patrimoine littéraire et symbolique iranien, qui, malgré lui, fait une large place aux récits de prison depuis le Moyen Âge." Violaine Ripoll, Le Monde diplomatique
l'histoire inachevée

L'Histoire inachevée et sa fin - Prix Büchner 2000
Volker Braun
Traduit de l'allemand par Vincent Jezewski

ISBN 2-910490-32-7
12,5 x 17,5
112 p.
couverture sur Chagall naturel 260 g
2001
13,60 €

Trois parties composent ce livre : "L'Histoire inachevée", récit d'un amour contrarié par la raison d'État en RDA, écrite en 1975, puis "La Fin de l'histoire inachevée" et "Ça reste une histoire inachevée", deux ajouts inédits en français, écrits en 1996 et 1997, après la consultation par Volker Braun de son dossier dans les archives de la Stasi. Genèse d'une publication censurée et morcelée, la fiction rejoint les événements politiques et propose une réflexion sur les conditions d'écriture en RDA, et, plus largement, sur les pouvoirs de la littérature.
En 2000, Volker Braun a reçu le Prix Büchner pour l'ensemble de son oeuvre.

"L'auteur met en scène, avec une intensité remarquable, l'oppression de la raison d'État sur une jeune femme amoureuse, dans l'ancienne RDA communiste. Il lui ajoute une "Fin de l'Histoire inachevée" qui est une réflexion profonde sur le métier d'écrivain." N. C., La Croix

 
derrière ma fenêtre

Derrière ma fenêtre il y a un corbeau…
Sept écrivains iraniens d'aujourd'hui
Traduit du persan (en coédition avec la Maison des Écrivains)
Photos d'Isabelle Eshrâghi et d'Aslan Arfa-Kabudvand.
Avec une bibliographie sélective de la littérature iranienne des cinquante dernières années en traduction française.

ISBN 2-910490-31-9
15 x 21
104 p. sur Chagall naturel
2000
13 €

Cet ouvrage est un recueil de textes choisis parmi les œuvres publiées ou inédites de quatre poètes et trois prosateurs iraniens contemporains. Il est paru à l'occasion de la venue des auteurs à Paris, à la Maison des Écrivains, dans le cadre du Festival d'Automne 2000.
Ces écrivains appartiennent à trois générations différentes : celle dont la production est antérieure à la révolution de 1979 et s'est maintenue au-delà. Celle qui a commencé à écrire à partir de la révolution. Celle des moins de 30 ans. Ils jouissent, en Iran, d'un lectorat assidu, mais sont méconnus en Occident et, de ce fait, peu traduits.
Textes de Manoutchehr Âtachi, Ahmad Mahmoud, Grânâz Moussavi, Monirou Ravânipour, Bijan Rouhâni, Mohammad Résâ Safdari, Mohammad Ali Sépânlou.

"C'est une découverte passionnante que la lecture de ces textes. Ce livre présente plusieurs écritures iraniennes magnifiques et sensibles qu'il faut absolument découvrir." Brigitte Aubonnet, Lectures vagabondes

 

ces murs

Ces murs qui nous écoutent
Spojmaï Zariab
Traduit du persan (Afghanistan) par Didier Leroy
Postface de Michael Barry

Trois textes, dont un bilingue
Cinq dessins au trait de l'auteur
ISBN 2-910490-24-6
12 x 16,5 - 96 p. sur Fabbria 120 g
2000
12,05€

Composé en trois temps distincts sous l'occupation soviétique, ce récit fait entendre la voix singulière d'un écrivain contestataire mais non désespéré, dans une veine proche de Sâdeq Hedâyat, mais plus encore des poèmes d'amour de Râbé'a Balkhi, des chants des femmes pashtounes. Elle nous dit que toute société contient le ferment de l'oppression individuelle et qu'il appartient ici aux femmes d'opposer au pouvoir et à la guerre – parfois sans espoir de l'emporter – les valeurs plus fortes de l'humain et de l'amour.
Spojmaï Zariab, née en 1949 à Kaboul, vit aujourd'hui en France. Ces murs qui nous écoutent est son deuxième recueil de nouvelles traduit en français.

"A la suite de Sâdeq Hedâyat, mais avec des frémissements de révolte et d'effroi qui lui appartiennent en propre, Spojmaï Zariab a le don très rare de transformer des anecdotes, les destins et les choses sans se couper du réel." André Velter, Le Monde
"Ce recueil en édition bilingue est un bijou. La typographie soignée ne fait que souligner la grâce d'une écriture. Il faut la lire, la faire découvrir... L'urgence de sa poésie, de son humilité aussi, met à mort l'intolérance. Un chant de vie." Martine Laval, Télérama
" Des trois nouvelles, celle qui donne son nom au recueil est la plus forte. C'est Kafka en Afghanistan.
Dans une remarquable postface, Michael Barry, l'un des meilleurs spécialistes de l'Afghanistan, estime que Spojmaï Zariab est l'un des trois plus grands auteurs afghans de notre temps.
Par ses histoires magiques, par sa manière de faire s'envoler ses phrases et ses idées, comme des anges depuis les épaules voûtées de misère et de chagrin des hommes, Spojmaï Zariab "veille au souffle" pour maintenir vivante la vie en Afghanistan et attiser les dernières braises de la grande littérature afghane. C'est assurément une magicienne."
J.-P. Perrin, Libération

 

c'était la révolution

C'était la Révolution
Julio Conrado
Traduit du portugais par Jean Pailler.
Préface de José Jorge Letria

ISBN 2-910490-22-X
1 x 12 x 17
140 p.
2000
12 ,96 €

Cela commence par un chuchotement, la méditation solitaire d'un homme déstabilisé par la révolution des Oeillets, au Portugal, qu'il avait pourtant voulue, rêvée. Puis le murmure enfle et devient un cri de rage, d'ironie méchante, de désespoir sans fond. Dans ce roman très dur, écrit sur un rythme haletant, Julio Conrado jette à terre tous les masques, idéologiques ou individuels, et les foule aux pieds. L'écrivain est d'autant plus impitoyable qu'il continue, envers et contre tout, comme son héros Salustiano Bernades, à être fasciné par "la beauté plastique de la révolution".
Premier ouvrage traduit en français de Julio Conrado, écrivain, journaliste et critique littéraire, directeur de la revue littéraire Boca do Inferno.

"Une révolution dont il avait rêvé mais qui le rend furieux inspire à un désenchanté ce monologue lyrique et caustique. C'est avec un incontestable talent que l'imprécateur règle des comptes à ses idéaux sociaux, politiques et sentimentaux. Le pamphlet est violent, la langue superbe."
Jean-Luc Douin, Le Monde

 

la colline

La colline des Sept-Vents
Il colle dei Sette Venti

Goffredo Parise
Traduit de l'italien par Jean-Ghislain Lepoivre
Préface de Silvia Fabrizio-Costa et Paolo Grossi
Publié avec le concours du Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie

Edition bilingue italien/français
Illustrations de Giosetta Fioroni et Karin Herbertsson
ISBN 2-910490-17-3
12 x 16
96 pages sur Brume
1999
12,05 €

La colline des Sept-Vents est un recueil de trois courts textes de Goffredo Parise (1929-1986) : "La Colline des Sept-Vents"," Se faire un chez-soi" et "Tout passe", écrits en 1957 et 1958. Ils relatent le désir soudain, et sa réalisation semée d'embûches, d'une maison idéale bâtie sur les collines où l'auteur a passé son enfance. Une maison "ailée comme un rêve", refuge contre le temps qui passe, une maison-mausolée où reposeront en immortel souvenir tous ceux que l'écrivain a aimés.

"Un écrivain, grand voyageur, décide de se faire bâtir une maison. Tout se gâte, dès qu'il s'agit de passer à la réalisation. Pourtant, la maison de Parise existe bel et bien, quelque part sur la colline des Sept-Vents. Si l'auteur n'a pas réussi à capturer l'éternité, il a laissé une trace, matérielle, et plus encore, littéraire." Les cris de l'Hélikon

 

4 outilleurs

Les Quatre Outilleurs
Volker Braun
Traduit de l'allemand par Alain Lance

ISBN 2-910490-12-2
12 x 16,5
80 p. Fabbria 120 g, couv. Chagall 260 g
1998
10 €

La scène se passe après Die Wende, "le grand tournant", dans l'ancienne RDA. Quatre artisans outilleurs, qui ont, jusque-là, vécu tranquillement, dans la routine confortable d'un emploi à vie, sont licenciés, au nom du changement, de nouvelles règles économiques, politiques, sociales, auxquelles ils ne correspondent plus. Mais sans véritable explication. Le récit montre le désarroi de ces hommes devant un chômage forcé et leur interrogation sur leur place dans la société : cherche-t-elle à les oublier, eux?

"Les malheurs de l'Histoire font souvent les bonheurs de la littérature." Pierre Deshusses, Le Monde
"Avec cette fable dépouillée, Volker Braun a retrouvé le style mordant de l'écrivain non conformiste, étranger à toute pensée dominante, quelle qu'elle soit."
Brigitte Pätzold, Le Monde diplomatique

 
chronique

Chronique de la victoire des mages
Houchang Golchiri
Traduction du persan, notes et postface de Christophe Balaÿ

ISBN 2-910490-08-4
12 x 16,5 - 75 pages sur Fabbria 120 g
1997
9 €

Aux premiers temps de la révolution iranienne, de jeunes émeutiers déboulonnent la statue du Shah. Dans leur enthousiasme, ils ne voient pas s'instaurer un nouvel ordre, celui des Ayatollahs. Le tavernier Barât, lui, en a d'emblée conscience et brave les interdits en servant du vin.
Sa victoire, au travers du martyre, sera celle de l'esprit et du coeur, celle, encore inachevée, d'un pays qui sait son destin plus grand que ses malheurs présents.

"Texte étincelant. La vivacité de ses dialogues insolents et brefs a le goût d'un alcool tiré sur le trottoir pour un peuple qui ne se poserait d'autre question que morale et dont chaque verre aiguiserait la lucidité." Jean-Louis Perrier, Le Monde

les garibaldiens

Mémoires de Garibaldi
suivi de Les Garibaldiens
Alexandre Dumas
Préface de Michel Heller
Publié avec l'aide du Fonds Champagne Henriot pour l'oeuvre retrouvée

ISBN 2-910490-02-5
17 x 25
334p.
1995
22,75 €

Avec Garibaldi, Dumas a trouvé son héros. L'occasion était unique : pour l'un, rebelle au cœur pur, d'entrer dans la littérature de cape et d'épée ; pour l'autre, auteur dramatique avant tout, de vivre une aventure autrement que sur le papier. Dumas entreprend la rédaction des Mémoires à partir des carnets que lui a confiés Garibaldi. Il se rend à Gênes en 1860 pour y mettre la dernière main. Commence alors la "Campagne des Mille", qu'il va couvrir en véritable reporter. De cette épopée naissent Les Garibaldiens, nécessaire complément des Mémoires.

"Deux géants, deux étincelles et deux hymnes. Le premier, une manière d'Iliade, les
Mémoires de Garibaldi, et une Odyssée presque toute terrestre, Les Garibaldiens – deux textes célèbres et pourtant rarissimes, réédités."
Philippe Cusin, Le Figaro
   
Noailles

Anna de Noailles, Maurice Barrès,
Correspondance 1901-1923
Edition établie, annotée et présentée par Claude Mignot-Ogliastri
Publié avec le concours de la Fondation Crédit Lyonnais

ISBN 2-910490-00-9
12,5 x 24
834 p.
1994
35,10 €

Inédite, cette correspondance est la chronique d'une passion qui demeura longtemps inassouvie. Deux tempéraments s'affrontent, deux œuvres dialoguent, éclairant une époque dont Anna de Noailles et Maurice Barrès furent, chacun à sa manière, deux grands protagonistes.

"C'est à la fois émouvant et inespéré: les cinq cent trente-neuf missives d'Anna de Noailles, mêlées aux trois cent quatre-vingt-douze de Maurice Barrès et aux dizaines de messages envoyés par l'un ou par l'autre à des "go-between", forment l'autobiographie conjointe des deux esprits les plus opposés et courtisés qui soient, écrite en toute conscience et dans des styles sans pareil, à la fois romantique, précieuse, exaltée, répétitive et chatoyante..." Claire Paulhan, Le Monde
"Les cahiers de Barrès nous avaient révélé l'homme privé, voire l'homme secret, cette correspondance achève le portrait intime. Nul doute que ses biographes en feront désormais grand état." Marcel Schneider, Le Figaro



Les grands textes critiques
   
   

De la vulgarité en littérature
Aldous Huxley
Traduction, présentation et commentaires d'Hélène Sirven


EAN : 9782910490973
11,5 x 16,5
107 pages
mars 2009
15€

Surtout connu pour son Meilleur des Mondes (1932) et ses Portes de la Perception (1954) dont la génération hippie devait s'inspirer, Aldous Huxley (1894-1963), homme de lettres anglais, installé aux Etats-Unis dès 1937, montre, tout au long de son oeuvre, un intérêt profond pour ce qu'il nomme la "situation humaine". Son ultime texte, Literature and Science (1963), en témoigne tout particulièrement.

Souvent considéré comme un auteur de science-fiction, Huxley est en réalité un érudit éclectique, curieux, sceptique. Ses analyses, d'une vertigineuse simplicité dans un mouvement subtil de métaphores, de mises en abyme et de paradoxes frappants, sont étrangement annonciatrices de notre XXIe siècle. Ses nombreux essais littéraires et philosophiques, dont De la vulgarité en littérature (1930), considéré dans le monde anglo-saxon comme un texte important, sont insuffisamment connus et cités en France.

En 1930, Huxley, qui a acquis une notoriété parfois scandaleuse, écrit, en France, De la vulgarité en littérature. C'est dans un dialogue incessant entre espaces, temps, corps et champs de la connaissance, étroitement liés à ceux de l'expérience, qu'il déroule sa réflexion, en pratiquant un jeu d'alternances et de contradictions, proposé avec sagacité à la sagacité du lecteur. Et la conclusion reste ouverte.

Méditation sur l'art, la philosophie et l'histoire, les moeurs, la morale, la culture (ou l'inculture) moderne, ce texte profondément littéraire pose la question du rôle que l'écrit peut jouer dans notre société, en particulier dans les relations que doivent entretenir la science et l'art.

La vulgarité, mot que s'approprie Madame de Staël à l'aube du XIXe siècle (1800), après la Révolution française, pour désigner une nouvelle société qui s'écarte de l'idéal des Lumières, incarne bien l'instabilité des normes : on est toujours le vulgaire de quelqu'un. Ce que montre implicitement Huxley, c'est la fragilité, la vanité de l'homme face aux cycles de la vie et aux irréversibilités du processus créatif (qui tend, par là, à l'entropie). L'homme a-t-il une action sur le monde? Le balancement incessant des états qu'il traverse peut faire l'objet d'une métaphore poétique, à condition que l'individu en accepte modestement le secret, c'est-à-dire l'impossibilité d'une connaissance totale.

 

Un souvenir de Lampedusa
suivi de A distances multiples
Francesco Orlando
Traduit de l'italien par Michel Balzamo

ISBN 2-910490-06-8
11,5 x 16,5
108 p. impression typo
1996
12,05 €

1953 : La rencontre du Prince Lampedusa bouleverse la vie du jeune Francesco Orlando. Lampedusa initie, quatre ans durant, son disciple à la littérature tandis que l'élève permet à l'aristocrate de la pensée de cristalliser ses réflexions sur l'Histoire et la civilisation. Ces souvenirs relatent en outre avec émotion et fidélité la genèse du Guépard, livre unique et tardif qui assurera la célébrité de son auteur.

"Giuseppe Tomasi di Lampedusa, qui n'a jamais connu la gloire de son Guépard posthume, n'a laissé que des traces discrètes. Raison de plus pour savourer ces deux courts textes, admirablement écrits."
Philippe Nourry, Le Point

 

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