Liassées éparses

par Joseph-Antoine d’Ornano • novembre 2012

Texte de Jean-Michel BELORGEY
Dans une pièce qui semble vide, à l’exception d’un tableau, une porte ouvre sur une autre, puis sur d’autres encore, en enfilade. Alors se révèle un paysage minéral, entre ciel et terre, fait d’aquarelles, d’encres aquarellées, de fusains.
C’est un Ailleurs lumineux que nous propose le peintre et qu’il peuple de petites silhouettes « laissées éparses » dans des maisons de brumes et de nuages.
Qui sont-elles ? Une sorte de passé universel, celui de l’enfance, un présent rêvé, un avenir d’au-delà, ou les trois à la fois ? Elles traduisent, en tout cas, une ferveur de la permanence qui fait de l’œuvre de Joseph-Antoine d’Ornano une célébration de l’éternité.
Auteur de nouvelles et d’essais, Joseph-Antoine d’Ornano aime à rappeler qu’il est «entré un jour, par effraction, dans la peinture». Sans doute son goût pour les formes brèves, les sonates ou les nouvelles l’a-t-il incité à privilégier les petits formats en peinture.
Les œuvres de Joseph-Antoine d’Ornano sont exposées à la galerie Grillon à Paris.