Petits éloges pour survivre par temps de brouillard

par François Léotard • novembre 2018

Éloges de la bêtise, de l’éphémère, de la laïcité en tant que sport de combat, du de l’érotisme des petites gares, des empires effondrés, de la femme infidèle, des poissons rouges, du vieux con, de la vipère lubrique … et tant, tant d’autres ‒ ils sont nombreux les sujets dignes d’éloge pour François Léotard.

La plume de l’homme politique d’hier et de l’écrivain d’aujourd’hui, adepte de la dérision et de l’autodérision, se fait tour à tour acerbe, lyrique, ironique, tendre. On sent, dans ces Petits Éloges le pur plaisir d’écrire, mais aussi le désir sans prétention d’allumer ici et là quelques fanaux permettant de « survivre par temps de brouillard ».

 

Question à François Léotard

« Comment avez-vous choisi les thématiques de vos Éloges ?
Par goût du paradoxe. Vanter l’incompétence alors que l’on vit dans une société qui valorise la compétence à outrance, cela me faisait rire. Tout comme l’éloge du vieux con qui nous rend plus intelligents était intéressant. Je souhaitais également bousculer la gentillesse générale. Je suis profondément gentil, mais je n’aime pas cette espèce de guimauve. On édulcore les problèmes. Lisez un livre par jour, me disait mon père. C’était un bon conseil. »
Le Point.fr, 22 décembre 2018

 

« … Il faudrait sans doute être « un vieux con », « figure tutélaire de la société française » qui trouve en toute logique sa place dans cet ouvrage, pour ne pas goûter à l’humour et à la dérision transparaissant souvent dans ces Petits Éloges concoctés par ce passionné de littérature pour qui « chacune de nos vies est une écriture ».
Fred M., Var-Matin, 3 décembre 2018