Quatrains et autres poèmes

par Khalillullah Khalili • mars 2012

« Comment être poète au milieu du chaos ? L’œuvre de Khalili répond à cette question, illustrant le proverbe afghan selon lequel une pression considérable peut, à l’occasion, transformer des morceaux de charbon en diamants. » (Withney Azoy)

Du milieu des années 1920 à la mort du poète en 1987, les vers de celui que le monde arabo- musulman a appelé « le poète des poètes de l’Orient » –,   ont inspiré la méditation des mystiques, le cœur des amoureux de poésie, les chants et lamentations des guerriers Afghans contre le joug soviétique.

Ils sont  pourtant, à ce jour, pratiquement inaccessibles au public occidental. Le présent ouvrage consacré  au cœur du Divan de Khalili, vient donc combler une lacune majeure.

 

Ustad Khalillullah Khalili (1907-1987),  est né à Kaboul de parents nobles et influents. Très jeune, il perd sa mère puis son père, exécuté après la mort du roi Amir Habibullah Khan dont il fut le ministre des Finances. Ustad Khalili vit ensuite dans le Nord et revient dans les années 1950 à Kaboul où il devient ministre de l’Information et enseigne à l’Université. Parlant couramment l’arabe, proche du roi Zaher Shah, il  est nommé ambassadeur en Arabie saoudite et en Irak dans les années 1960.  Il démissionne en 1978 après le coup d’État communiste et s’exile en  Allemagne puis aux États-Unis. À la fin des années 1980 il s’installe à Islamabad (Pakistan) où il meurt le 4 mai 1987. Il est enterré à Peshawar près du tombeau du grand poète pashtoun Rhaman baba.

Auteur d’une cinquantaine d’œuvres, de la poésie à la fiction et à l’histoire, il est particulièrement connu pour  Le Héros de Kôhistan, Le Chevalier de Khôrassan, Dans l’ombre de Mont Khaybar, Le Maître habillé en vert, Les Mariées en habit rose, Mère afghane, Supplique au Prophète. Son Divan a été réédité deux fois en Iran et le vingtième anniversaire de sa mort donna lieu à une célébration nationale en Afghanistan.