Qui sait ? Peut-être même que c’est bien…

octobre 2011

Chronique d’une mort annoncée, celle de la mère de l’auteur, atteinte d’une forme rare de cancer du sein, le récit d’une enfance à Berlin-Est, avant la chute du mur, dans une famille d’intellectuels dont Christiane est le pilier à la fois tragique et magique.
Au compte-rendu de la maladie se mêle le parcours courageux d’une femme en quête de ses origines – son père, un scientifique juif, disparu en 1943 – expérimentant toutes sortes de traditions culinaires et dotée d’une joie de vivre qui affecte même sa pensée de la mort : « Qui sait ? Peut-être même que c’est bien… »
En toile de fond, toute ostalgie mise à part, défilent les contraintes matérielles, les tensions silencieuses et les conflits feutrés qui constituaient le quotidien désolé de la vie en Allemagne de l’Est. Mais à l’implacabilité du sort et à la gravité du thème, l’auteur, dans un style simple et non dénué d’humour, oppose la force des souvenirs heureux et la complicité incroyablement tendre et pudique qui unit mère et fils sur un mode proche du très acclamé Good bye Lenin.

Jakob Hein est né en 1971 à Leipzig et a grandi à Berlin où il est médecin et vit avec sa femme et ses deux fils. Il est l’auteur de cinq récits-romans autobiographiques (Piper Verlag, Münich), traduits en huit langues, parmi lesquels , Mein erstes T-shirt, un best-seller paru en 2001. Avec Qui sait ? Peut-être même que c’est bien… il est publié pour la première fois en français.