Vue sur kolkhoze d’un satellite

par Solomon Rossine • 2000

Né à Moscou, Solomon Rossine vit aujourd’hui en France. Son style semble s’apparenter à Chagall, mais l’humanité qu’il peint est beaucoup plus paradoxale et le rapproche de Van Gogh, Brueghel, Goya. Le paradoxe est la clef de son œuvre : c’est le paradoxe de la vie soviétique d’hier et de la vie russe d’aujourd’hui ; le paradoxe d’une vie dure et cruelle où transparaissent tendresse et compassion ; le paradoxe du grotesque, enfin, qui devient harmonieux, et du beau qui devient effrayant.
Textes de Valère Bertrand, Michel Onfray, Mikhaïl Guerman, Emmanuelle Dormoy et Anne Coldefy-Faucard.

« De l’être humain à l’être des choses, de soi-même à l’être de l’autre, ce qui préexiste à la réalité enfante le langage plastique de Solomon Rossine, plus russe, dans son irréalisme, que la Russie elle-même. » Max Fullenbaum, Univers des Arts