C’était la révolution

Júlio Conrado

13,20 

Cela commence par un chuchotement, la méditation solitaire d’un homme, Salustiano Bernardes, déstabilisé par une révolution – celle des Œillets, au Portugal – qu’il avait pourtant voulue, rêvée. Puis, le murmure enfle, pour se changer progressivement en un cri fait de rage, d’ironie méchante, de désespoir sans fond. C’est que la Révolution – pas seulement celle que vit le héros, toutes les révolutions -, après une brève, trop brève période de création, qui transforme l’Histoire en fiction et vole à la mort l’espace et le temps, change de visage et se met à  » bureaucratiser les rêves « . De la poésie révolutionnaire, poésie sensuelle, chamelle, symbolisée par l’héroïne, Alda, ne reste plus, alors, que le réalisme sordide et cru d’une fornication sans passion. Dans ce roman très dur, écrit sur un rythme haletant, Julio Conrado jette à terre tous les masques, idéologiques ou individuels, et les foule aux pieds. L’écrivain est d’autant plus impitoyable qu’envers et contre tout, il continue, comme son héros, à être fasciné par  » la beauté plastique de la révolution « . Anne Coldefy-Faucard.

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Description

Cela commence par un chuchotement, la méditation solitaire d’un homme, Salustiano Bernardes, déstabilisé par une révolution – celle des Œillets, au Portugal – qu’il avait pourtant voulue, rêvée. Puis, le murmure enfle, pour se changer progressivement en un cri fait de rage, d’ironie méchante, de désespoir sans fond.

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Date de parution

08/03/2000